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Jérôme
The least but not the last, voici la dernière présentation du trio à l’origine du blog. Quand on regarde l’histoire, il y a eu beaucoup de trio à succès : l’axe Rome-Berlin-Tokyo, Olive-Tom-Thomas Price, la trinité etc…
Marcher sur le ballon … en voila un titre merveilleux qui expose directement le leitmotiv du site à la première arrivée de l’internaute ignorant. Il est, d’ailleurs, directement inspiré des gestes techniques de l’auteur qui a une trop forte tendance à lever le pied dans un match. *rires dans la salle*
Pour se conformer aux usages du groupe, je vais faire un rapide récapitulatif de ma compo préférée :
Quaresma - Robinho
Ben Arfa
C. Ronaldo – Benzema – Messi
Le reste, on s’en fout, ça ne sait pas dribbler. Cette compo aurait été mienne si évidemment j’étais né kéké-dribbleur-wesh-gros dans l’âme. En soit, des compositions, on pourrait en faire des centaines : l’équipe type des moches, l’équipe type des roux (qui rejoint de ce fait la première), l’équipe type raclures (rool, van bommel…) etc…. Mais on va faire soft aujourd’hui avec une équipe type joueurs préférés de tous les temps de la mort qui tue :
Lloris
Blanc – Mourinho - Aulas - R.Carlos
Schweinsteiger
Beckham - Källström
Juninho
Van Nistelrooy – Lisandro
Vous remarquerez la défense centrale un peu atypique : mais quel est l’endroit rêvé pour un président et un entraineur pour déstabiliser l’équipe adverse ? Le terrain même bien sur ! Les journalistes, les supporters, les présidents adverses ça se provoque avant et après. Entre ces deux temps morts, il faut aussi pouvoir en profiter. La technique Aulas étant, elle, de recruter les joueurs directement sur le terrain pour finir le match à 16 contre 6. Subtil.
Pour en revenir, au blog, le but assumé est de créer un buzz de part son titre et moins par son contenu. Les amateurs sont encore trop peu nombreux mais notre volonté impérialiste est forte. A l’ère du numérique, la bataille commence d’ailleurs par youtube où quelques adeptes s’inspirent déjà de nos gestes :
Le hors-jeu pour les femmes
Expliquer la règle du hors à une femme c’est un peu comme parler du 7ème commandement à un Roumain ou d’éthique à un commercial. Le concept lui est étranger, et difficilement perceptible. Or, contrairement à certains, je pense que la femme a une forme d’intelligence. La duperie, la médisance, et le bac L, par exemple, n’existent pas chez les animaux.
Bref, vous l’aurez compris, c’est un défi personnel que l’on m’a donné et je compte le relever ! Conscient que le foot rebute certaines, j’ai rendu cet article plus accessible à la gent féminine en proposant des illustrations et des modèles correspondant aux critères de la parfaite femme actuelle des temps modernes:
Nous avons ici 2 équipes :
- Une équipe qui défend (à gauche) composée d’un goal, appelé « Pouffiasse », et d’une défenseuse, « Cruche ».
- Une équipe qui attaque (à droite) composée de « Grognasse » et de « Pute ».
Un hors-jeu va se dérouler dans ce cas là :
Non, la ligne rose n’est pas un poteau de strip-tease. Dans notre cas, Grognasse effectue une superbe passe extérieure pied lobée droit qui arrive pile poil sur Pute qui fait un contrôle précis de la poitrine pour enchainer avec 15 passements de jambe et marquer d’une reprise de demi-volée. Seulement, l’arbitre de touche lève son plumeau pour signaler le hors-jeu. La dernière partie de son corps (un cheveu ici) forme une ligne virtuelle. Si Pute reçoit un ballon alors qu’elle est située entre Cruche et Pouffiasse, elle est en position de hors-jeu. Pour déclarer le hors-jeu, l’arbitre a du vérifier que Pute était bien en position de hors-jeu au moment ou Grognasse touchait le ballon pour faire la passe.
Cruche qui lit très régulièrement ce blog avait évidemment calculé la passe extérieure de Grognasse et s’était mis volontairement en position de hors-jeu !
Nous pouvons voir un noir avec une coupe de cheveu très moche en bas à gauche du terrain. Celui-ci, très bruyant envers ses coéquipiers, se trouve souvent dans cette zone. Il est très recommandé de l’ignorer au risque d’écoper de la sanction prononcée par l’arbitre de touche !
Je publierai prochainement le même article mais pour les noirs avec, comme pour les femmes, des illustrations adaptées à la compréhension de ceux-ci :
Ps : je dédicace cet article à Isa et Benjamin qui partent très bientôt au Canada pendant plusieurs mois. L’idée d’un guide sur le hors-jeu pour les femmes a émergé de nos cerveaux respectifs (bon ok, pas de celui d’Isa). C’est aussi parti du très bon article d’Alban sur l’explication des règles du football américain.
Râle Madrid
Ne soyez pas dupes. Ce Real, qui vient de terminer la saison avec un nombre incroyable de buts, de victoires, et de points (95!!!) n'est pas une grande équipe. Elle n'est pas digne d'avoir lutté contre ce Barça, qui est sans doute, grâce à Guardiola, l'un des plus beaux clubs de tous les temps. Ce Real, ce n'est que de la poudre aux yeux
Florentino roussi
L'intention de Florentino n'était peut-être pas mauvaise, mais il est le premier responsable de ce que je juge être un énorme échec sportif. Il avait fait des erreurs, dans le passé, surtout lors de son second mandat, et je pensai qu'il n'allait pas les réitérer. Mais laisser partir Robben, et surtout Sneijder, voilà les pires décisions qu'il ait prises. On ne peut pas vraiment lui reprocher l'échec de Kaka, qui était un grand joueur avant d'arriver à Madrid. C'est tout simplement le plus grand flop de l'histoire du club, un joueur qui n'est que l'ombre de lui-même, qui ne sait plus faire de passes ou protéger sa balle. Benzema n'est pas assez mûr pour ce club, et il va sûrement finir à Portsmouth ou un autre club du genre. Xabi Alonso a été bien moins bon qu'à Liverpool ou qu'en équipe d'Espagne. Les seuls à avoir fait une bonne saison sont Raul Albiol et Arbeloa, solides et fiables.
L'illusion Ronaldo
Bien sûr, Ronaldo a fait une très bonne saison. Mis plein de buts, gagné des matchs à lui tout seul. Le seul reproche que je lui ferai est d'avoir caché le problème majeur, l'absence de fond de jeu, de cohésion, de tactique. Il est toujours aussi ridicule, insupportable et égoïste, mais au moins, il s'est toujours donné à fond, a toujours été généreux dans l'effort. Le gros problème du Real aura été son association avec Higuain, qui s'est révélé, à son contact, tout aussi égoiste que lui, tout en étant bien moins bon. Incapables de se faire une passe de peur de perdre le pichichi, ces deux attaquants m'auront mainte fois exaspérés. Il est loin le temps de Ruud et Raul, et de leurs multiples passes décisives.
Mentalité à l'eau
L'autre problème de ce Real, qui découle peut-être de ces tempéraments nombrilistes, c'est la mentalité qu'a montré l'équipe cette saison. Certes, il y a eu des remontées, comme celle contre Séville, mais, surtout, il y a eu de nombreuses tentatives de tricherie, des coups bas. Des choses que je n'avais jamais vues à Bernabeu. Par exemple, ce Real-Barcelone où Sergio Ramos a tenté de faire expulser Messi en lui tirant dessus un coup franc rapidement joué. Messi avait déjà un carton, si l'arbitre jugeait qu'il avait fait une obstruction volontaire, c'était le rouge. Très classe, en somme. Qui dit sale esprit dit mauvais fond. De jeu. Rien, pas de philosophie de jeu, une stratégie qui repose sur des individualités forcément faillibles, c'est simple, je n'avais jamais vu le Real aussi mal jouer depuis que je les suis, depuis 1998..
Dans le coma
Certains joueurs n'ont plus vraiment l'envie, comme Casillas, qui a fait sa pire saison depuis le début de sa carrière. On ne peut pas vraiment compter sur Ronaldo, qui partira rapidement vers un club plus offrant. Les seuls joueurs à avoir l'amour du maillot vont quitter le club, comme Guti, qui a beau avoir l'air d'un crétin, mais dont la présence était fondamentale. Le départ de Raul n'est pas certain, tout dépendra de Mourinho. C'est en fait sa venue et ses décisions qui vont être décisives. Arrivera-t-il à modeler cette équipe à son image, ou se cassera-t-il les dents? Est-ce qu'il mettra fin à cette mentalité d'enfants gâtés? Et surtout, aura-t-il l'intelligence de donner les commandes à Raul dont l'absence dans les plans de Pellegrini aura été déterminante.
Si Mourinho ne vient pas et que Raul part, ce Real sera perdu. La machine qui lui succédera, avec Rooney et Ibrahimovic en pointe et Lampard au milieu, aura raison de moi.
Ben
Alban l'a très bien fait, je ne reviendrai pas sur le propos de ce blog!
Quoi de mieux qu'une équipe type pour vous présenter mes goûts? Rien!
Casillas
Cannavaro - Stam - Kastendeuch - R.Carlos
Redondo
Beckham - Olivier Quint
Sneijder
Raul - Tony Vairelles
Cette équipe ne ressemble à rien, certes, mais pourtant...
les madrilènes : Casillas que je suis depuis ses tous débuts, et dont j'ai constaté le progrès incroyable au fil des saisons, jusqu'à aujourd'hui où il est un des tous meilleurs au monde. Roberto Carlos, mon premier joueur préféré, latéral gauche extraordinaire. Redondo, le plus grand milieu défensif au monde pour moi, un type qui ne tirait jamais et ne perdait jamais la balle. Beckham, peut-être le plus beau joueur à voir jouer, un type irréprochable, qui mouille le maillot tout en finesse. Sneijder, mon joueur actuel favori, un futur ballon d'or, le seul que j'aime encore voir jouer. Et Raul, nul besoin de le présenter, y a un article pour ça.
Je sais que Cannavaro a joué au Real, mais j'étais vraiment un grand fan de lui lorsqu'il jouait à Parme. Il était tout juste impassable et assez charismatique. Stam, un défenseur gigantesque avec une tête improbable, lent comme pas possible, mais tellement impressionnant. Pour Kastendeuch, c'est tout simplement parce que je garde le souvenir du défenseur qui a jamais pris un rouge et qui est tombé k.o. lors de son dernier match de L1. La L1, justement, il y en a deux autres représentants : Vairelles, le cher lensois, capitaine au grand coeur, mon joueur français préféré. Et Olivier Quint, le mythique milieu gaucher de Sedan, tellement sous-estimé...
Cette équipe, c'est celle de mon cheminement footballistique. De mon amour pour le Real, mais aussi Manchester, Lens, et surtout pour un football sans triche (bon, Cannavaro, d'accord), sans anti-jeu, un football charismatique. Sans Henry, Cristiano Ronaldo, Nani ou Ibrahimovic, en fait.
Alban
Un blog sur le foot, à l'approche de la Coupe du monde (oui, on met des majuscule, c'est du sérieux) que c'est original...
Néanmoins ici, point d'analyse pompeuse, de polémiques sur un hors jeu au centimètres du poil de jambe de l'attaquant ou d'attaque gratuite sur un sélectionneur aux sourcils broussailleux. Non, ici c'est avant tout un espace de libre expression pour trois (jeunes) passionnés sur ce sport qui reste (pour le moment) formidable. Trois jeunes étalons, aux corps de dieux grecs, le teint halé par le soleil, nourris au lait de So Foot et aux bonnes soupes des Cahiers. Vous l'aurez compris, ici on se détend, on parle de ce que l'on aime, sans se prendre au sérieux mais tout en essayant de garder un minimum de dignité...tel le footballeur du dimanche marchant sur le ballon, et s'écroulant magnifiquement face au but vide...
Nous (les auteurs, les trois jeunes étalons aux corps de dieux grecs) avons convenu de nous présenter succinctement, histoire de savoir chez qui vous mettez les pieds. Comme mes compères sont timides, je me lance. Je m'appelle Alban, je suis donc jeune et beau (corps de dieu grec tout ça...), j'ai 25 ans ce qui fait de moi le doyen de ce blog. Footballistiquement parlant, je suis un inconditionnel des rouges, les seuls, les vrais...les Reds Devils, ceux de Manchester bien sur. L'aura de Cantona m'a porté vers ce club, que je n'ai plus lâché depuis. En dehors de ça, j'aime vibrer pour l'équipe de France, même si c'est difficile vous en conviendrez ces temps ci. Sinon il m'arrive d'aller observer le magnifique Stade de Reims qui brille...en troisième division (et je remercie ma chère et tendre de me permettre de ne pas payer les places).
L'intro devait se faire en trois lignes, je suis donc à peu près dans le timing, ce qui me permet d'enchainer sur l'autre point convenu lors de notre première conférence de rédaction : établir un XI type, un XI de rêve, enfin bref un XI qui reflète nos gouts et nos couleurs. Mais figurez-vous d'une chose, c'est super balèze! Et au fil des ma réflexion je me suis rendu compte que les noms qui me venaient plus facilement étaient ceux de joueurs...que je ne peux pas blairer! Allez comprendre...
Il en résulte que je suis parvenu à établir plus facilement un anti-XI type qu'une dream team. Comme j'ai déjà explosé mon quota de trois lignes de présentation je m'arrête là et je vous proposerai mon XI de qualitaÿ plus tard. En attendant régalez-vous :
Quelques commentaires (puisque j'en ai déjà fait de trop, autant continuer à creuser). Ils doivent leur sélection par leurs perfs moches et sales, par le mal qu'ils ont pu faire à mon petit coeur de supporter ou simplement par délit de sale gueule...Bah ouais, c'est comme ça...
Coupet : Un peu trop prétentieux "Oui je l'aurai arrêtée...", en plus d'être un peu beauf
Delap : une longue touche c'est déjà moche, mais ça donne des buts qui le sont encore plus
Materrazzi : capitaine de la sélection, bien sur
Campbell : méchant défenseur des Gunners qui ont pourri ma vie de supporter dans les années 2000
Bilic : France 98, demi-finale, vilaine simulation, carton rouge pour Laurent Blanc...What else?
Ballack : joueur inutile le plus cher du monde
Moller : leader du Dortmund 97 qui brisé mes rêves de voir United soulever la coupe aux grandes oreilles
Perrotta : c'est physique, désolé pour toi...
Rothen : le pendant de Coupet sur le terrain, et puis franchement sortir une biographie quand on à un palmarès comme le sien...
Inzaghi : je vous renvoie à Toufoulcan qui le dit très bien en images
Diouf : crachat sur les joueurs, melon stratosphérique, punching ball sur Madame...Toute équipe à besoin de son bad boy
Je laisse (enfin) la place à mes compères désormais.
Longue vie à Marcher sur le ballon
Néanmoins ici, point d'analyse pompeuse, de polémiques sur un hors jeu au centimètres du poil de jambe de l'attaquant ou d'attaque gratuite sur un sélectionneur aux sourcils broussailleux. Non, ici c'est avant tout un espace de libre expression pour trois (jeunes) passionnés sur ce sport qui reste (pour le moment) formidable. Trois jeunes étalons, aux corps de dieux grecs, le teint halé par le soleil, nourris au lait de So Foot et aux bonnes soupes des Cahiers. Vous l'aurez compris, ici on se détend, on parle de ce que l'on aime, sans se prendre au sérieux mais tout en essayant de garder un minimum de dignité...tel le footballeur du dimanche marchant sur le ballon, et s'écroulant magnifiquement face au but vide...
Nous (les auteurs, les trois jeunes étalons aux corps de dieux grecs) avons convenu de nous présenter succinctement, histoire de savoir chez qui vous mettez les pieds. Comme mes compères sont timides, je me lance. Je m'appelle Alban, je suis donc jeune et beau (corps de dieu grec tout ça...), j'ai 25 ans ce qui fait de moi le doyen de ce blog. Footballistiquement parlant, je suis un inconditionnel des rouges, les seuls, les vrais...les Reds Devils, ceux de Manchester bien sur. L'aura de Cantona m'a porté vers ce club, que je n'ai plus lâché depuis. En dehors de ça, j'aime vibrer pour l'équipe de France, même si c'est difficile vous en conviendrez ces temps ci. Sinon il m'arrive d'aller observer le magnifique Stade de Reims qui brille...en troisième division (et je remercie ma chère et tendre de me permettre de ne pas payer les places).
L'intro devait se faire en trois lignes, je suis donc à peu près dans le timing, ce qui me permet d'enchainer sur l'autre point convenu lors de notre première conférence de rédaction : établir un XI type, un XI de rêve, enfin bref un XI qui reflète nos gouts et nos couleurs. Mais figurez-vous d'une chose, c'est super balèze! Et au fil des ma réflexion je me suis rendu compte que les noms qui me venaient plus facilement étaient ceux de joueurs...que je ne peux pas blairer! Allez comprendre...
Il en résulte que je suis parvenu à établir plus facilement un anti-XI type qu'une dream team. Comme j'ai déjà explosé mon quota de trois lignes de présentation je m'arrête là et je vous proposerai mon XI de qualitaÿ plus tard. En attendant régalez-vous :
Coupet
Delap-Materazzi-Campbell-Bilic
Ballack-Moller-Perrotta-Rothen
Inzaghi-Diouf
Delap-Materazzi-Campbell-Bilic
Ballack-Moller-Perrotta-Rothen
Inzaghi-Diouf
Quelques commentaires (puisque j'en ai déjà fait de trop, autant continuer à creuser). Ils doivent leur sélection par leurs perfs moches et sales, par le mal qu'ils ont pu faire à mon petit coeur de supporter ou simplement par délit de sale gueule...Bah ouais, c'est comme ça...
Coupet : Un peu trop prétentieux "Oui je l'aurai arrêtée...", en plus d'être un peu beauf
Delap : une longue touche c'est déjà moche, mais ça donne des buts qui le sont encore plus
Materrazzi : capitaine de la sélection, bien sur
Campbell : méchant défenseur des Gunners qui ont pourri ma vie de supporter dans les années 2000
Bilic : France 98, demi-finale, vilaine simulation, carton rouge pour Laurent Blanc...What else?
Ballack : joueur inutile le plus cher du monde
Moller : leader du Dortmund 97 qui brisé mes rêves de voir United soulever la coupe aux grandes oreilles
Perrotta : c'est physique, désolé pour toi...
Rothen : le pendant de Coupet sur le terrain, et puis franchement sortir une biographie quand on à un palmarès comme le sien...
Inzaghi : je vous renvoie à Toufoulcan qui le dit très bien en images
Diouf : crachat sur les joueurs, melon stratosphérique, punching ball sur Madame...Toute équipe à besoin de son bad boy
Je laisse (enfin) la place à mes compères désormais.
Longue vie à Marcher sur le ballon
Aux frontières du Raúl
On peut dire, schématiquement, qu'il y a deux types d'adolescent. On a soit été un adolescent dominateur, soit un adolescent dominé... L'adolescent dominateur se tape toutes les filles, a peu d'acné, grandit plus vite que les autres, et écrase, donc, les adolescents dominés, qui n'ont rien de tout ce que le dominateur a, et qui en sont, en fait, l'opposé exact. J'étais, pour ma part, un membre émérite de la seconde catégorie d'adolescent.
Real et Réalité
Personne ne me croyait donc, en 1999, à l'âge de 12 ans, lorsque je clamais, haut et fort, que Raúl allait devenir le meilleur joueur du monde.
Se la jouer prophète en culotte courte en 1999 n'était pourtant pas bien risqué. En effet, Raúl a commencé sa carrière au Real Madrid en 1994 à l'âge de… 17 ans ! Capello lui donnait sa chance, et Raúl lui rendait bien, marquant un but dès sa deuxième apparition dans l'équipe Une. En 1999, au moment, donc, où j'étais humilié par des camarades ignorants ne jurant que par les récents champions du monde, Raúl avait déjà, entre autres, gagné une fois la Ligue des Champions, deux fois le championnat d'Espagne, et une fois la Coupe Intercontinentale en marquant un but d'anthologie en finale. Tout ça pour dire que Raúl, alors que je le défendais pour la première fois, était déjà intouchable.
Je l'ai découvert grâce à un match d'anthologie de l'équipe d'Espagne en qualification de l'Euro face à l'équipe d'Autriche, match que les Rouges & Or avaient gagné 9-0, match que Raúl avait scellé de quatre buts plus beaux les uns que les autres. Mais en France, dans une masse éduquée à Téléfoot, Raúl était toujours un sombre inconnu.
Barthez et la fin de la jouissance
L'adolescent dominé est autant connu dans son collège que l'adolescent dominateur. Il est connu grâce à ce rapport de force inégal. Il est connu grâce aux humiliations qu'il subit.
De la même façon, Raúl devint véritablement connu en France en ratant un pénalty face à l'équipe de France, en quart de finale de l'Euro 2000. Juste après avoir mis le ballon au-dessus, Barthez vient, avec l'intelligence qu'on lui connait, se mettre sous son nez - littéralement - pour pousser des cris rageurs et mesquins. Barthez humilie Raúl. Pourtant, une victoire lors d'une campagne exceptionnelle en Ligue des Champions, agrémentée d'un but mémorable en finale contre Valence avaient ouvert les portes de la renommée à Raúl qui était, pour la première fois, un candidat fort crédible pour le Ballon d'Or.
Mais voilà, injustement, l'Euro marqua finalement plus les esprits que la Ligue des Champions de Raúl, Redondo, et cette talonnade géniale contre Manchester.
Heureusement pour lui, le niveau de Raúl ne faiblit pas dans les années suivantes, bien au contraire. Meilleur buteur du championnat espagnol pour la deuxième fois en 2001 et champion d'Espagne pour la troisième fois, Raúl fut élu Ballon d'Argent derrière Michael Owen. A l'évidence, Raúl aurait été un lauréat plus crédible. Tout comme en 2002, où il gagna la Ligue des Champions et fit une bien belle Coupe du Monde.
La mort du football
Peu importent les récompenses individuelles, finalement, peu importe la renommée du joueur. C'était mon joueur préféré. Raúl n'était ni le plus rapide, ni le plus technique, ni le plus physique. Un peu à ma manière. Je n'étais ni le plus beau, ni le plus intelligent, ni le plus fort. L'identification était évidente, et tellement flatteuse ! Parce que Raúl, joueur paradoxal, joueur qui collectionne les records (meilleur buteur de l'histoire de la Ligue des Champions, de l'équipe d'Espagne et bientôt du Real, battant un record datant des années 50, un peu comme si quelqu'un battait le record de Just Fontaine en Coupe du Monde), était bel et bien le meilleur. Raúl n'était pas un joueur parfait, et c'est cette imperfection qui le rendait unique.
Qui le rend toujours unique.
Car aujourd'hui, en 2010, Raúl a 32 ans, Raúl est extrêmement critiqué. Son rôle au sein du Real a énormément évolué. Il en est devenu le capitaine, le meneur, le créateur. Il marque moins, et beaucoup ne voient en lui qu'un buteur, alors qu'il est bien plus. Il est un véritable symbole, une preuve que le football peut être autre chose qu'une performance physique totale. Il est un véritable artiste au milieu d'un football star académisé, aseptisé, sans âme.
Peu importe ce qui arrive dans un futur proche, que Raúl reste et finisse sa carrière sur le banc, ou qu'il parte marquer sous d'autres cieux. Raúl a marqué son sport à tout jamais.
Et le jour où ce joueur rangera les crampons, j'arrêterai d'aimer le football.
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