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Il Fenomeno - 1993-2011 - R.I.P.

Mine de rien (mine de crayon) une sacrée page du foot pour les jeunots que nous sommes, vient de se tourner aujourd'hui. Ronaldo ("le gros" comme diraient les encore plus jeunes que nous) a annoncé sa retraite. Ben oui, on a toujours connu Ronaldo sur les terrains. Même en 1994, quand je commençais à m'intéresser au foot, il était déjà de l'équipe du Brésil championne du monde (sans jouer, certes).

Il fenomeno ne sera donc plus sur les terrains... Bon, faut dire que depuis quelques saisons ça n'était déjà plus ça, "vieux, usé et fatigué" comme dirait l'autre. Mais peut-on lui en vouloir ? Un mec qui a explosé au plus haut niveau très jeune, à eu les genoux ravagés plusieurs fois, est revenu d'entre les morts pour gagner une Coupe du monde et un Ballon d'or et jouait shooté aux anti-douleurs depuis de nombreuses saisons semble-t-il... Pas vraiment non.

Qu'on l'aime ou pas, il faut l'avouer, ce mec était un des tout meilleurs attaquants de l'histoire du foot, a true legend comme le veut la formule consacrée.

Ca vaut bien un (double) petit hommage. D'abord un "best of" (bon, j'ai pas cherché bien loin, si vous trouvez mieux n'hésitez pas)




Puis un coup de coeur perso, son fabuleux hat-trick face à Manchester, à Old Trafford, dans un quart de finale retour de C1, dans ce qui reste pour moi l'étalon référence du "match de légende" ces 10 dernières années (très subjectif, je vous l'accorde). Une performance qui lui aura valu une standing ovation du Theatre of Dreams, excusez du peu.

Puisque l'on parle des retraites...

On dira jamais assez que la retraite est souvent un traumatisme pour les joueurs professionnels. Si vous trouvez ce propos déplacé, je vous offre la preuve en images :

José Luis Chilavert avant :

Terreur des attaquants, épouvantail de la France en 1998, et même des gardiens adverses avec ses célèbres coups francs

José Luis Chilavert après :

Terreur des KFC, épouvantail des Dunkin' Donuts, et même des Burger King avec son célèbre coup de fourchette.

Franchement, la retraite à 62 ans, c'est vraiment pas possible.

Vuvuzel'art

Plus insupportable que la domination brésilienne, que l’arrogance britannique ou hollandaise, que les hooligans allemands en 1998, que l’équipe italienne, ou pire que tout, les vuvuzelas : l’équipe de France toute entière. Dirigeants, staff, joueurs. Se rendre aussi ridicule et faire autant l’unanimité dans la médiocrité, ce n’est plus de l’incompétence : c’est un art.



Bon, faisons un petit retour chronologique des derniers épisodes, à la manière d’une quotidienne de Secret Story des célébrités en Afrique 2 :

- Jeudi soir : Nico, ne sachant pas que Ray est commandé par la Voix qui lui impose de le faire jouer en pointe, craque et l’insulte à la mi temps du match. C’est pas très gentil.
- La Voix, toujours elle, permet à son complice au sein du vestiaire d’informer les journalistes des choses pas très gentilles que Nico à balancé à Ray. Les journalistes, n’écoutant que leur déontologie, relaient les informations cash, sans prendre de gants, car il faut bien que tout le monde sache qu’ils avaient raison depuis le début, et que tout ça n’était que mascarade.

- Samedi : la prod’ se sent obligée d’intervenir. JiPé, accompagné de Captain’ Pat, récite le sketch écrit par le groupe à la demande de la Voix. S’ils réussissent à faire rire, Nico pourra rester. Sinon il devra partir.
- C’est un bide, personne ne se marre, du coup Nico est exclu du jeu. La Voix est allée un peu trop loin, tout le monde est vénère et lui en veut. Francky et Will commencent à se douter que la Voix à un complice, « c’est Yoyo la balance ». Si tout ça n’était pas sorti du vestiaire CSA , la prod’ ne serait pas sentie obligée de virer Nico. Après tout c’est pas si grave ce qu’il a dit. Will pense que JiPé « a bien fait son tar-ba » de foirer le défi du sketch avec Pat. Et pendant ce temps, tout le monde oublie le prochain défi que la Voix leur a donné : un match contre les Bafanas-Bafanas.

- Dimanche : tout le monde a super mal dormi. Yoann a encore eu des terreurs nocturnes et Ray a du changer ses draps. Francky l’a entendu dire à Ray « J’ai eu peur, j’ai vu des nains en combinaisons CarGlass qui traversaient des pare brise pour me mettre des coups de vuvuzelas ». Du coup tout le monde est encore plus vénère, d’autant plus que la Voix les oblige à s’entrainer pour leur défi de mardi, et d’aller dire bonjour à la faune locale par-dessus tout. Will, Francky et Eric coincent Captain’ Pat et le forcent à aller voir Ray pour leur dire qu’ils boycottent l’entrainement. Quand Francky a sorti « boycott » tout le monde l’a regardé bizarrement. Francky leur explique qu’il a le numéro de Jean-Alain, l’intello pas retenu pour le jeu. D’ailleurs il l’appelle pour qu’il les aide à écrire une lettre pour dire à quel point ils ne peuvent plus tolérer cette situation ubuesque. « Wesh JA, vas-y cousin envoie un texto pour dire qu’on est trop vénère là, ils sont trop relous les gars ici. Merci cousin, je t’envoie le 06 de Zahia en sms ».
- Quand Captain’ Pat va voir Ray pour lui dire, Robbie, pourtant à distance des tensions jusque là, craque à son tour. Heureusement que Ray est là pour les séparer, on ne sait pas si les urgences locales sont équipées pour retirer des chronomètres introduits dans des endroits où ils n’ont rien à y faire.
- Tout le monde retourne dans le bus, sauf Ray qui se voit fermer la porte aux nez. Il s’arrache quelques sourcils coincés pour éviter de devoir courir à coté du bus. Francky pour détendre l’atmosphère propose de conduire , car il a déjà fait du drift avec le bus de sa précédente émission, en Allemagne. Will préfère qu’ils roulent sur le terrain pour boucher les taupières. Yoann évite son regard noir, certainement en pensant à tonton Lolo qui vendra le chercher à l’aéroport.
- La prod’ est dépassée. La grosse Voix claque des talonnettes et envoie son bras droit, Rosie, pour régler cette affaire. Le défi de mardi tient toujours, et il faut assurer les audiences. La prod’ annonce donc que la cagnotte de chaque participant recevra un bonus de 300 000€ pour ceux qui réussiront le défi de mardi.

- Lundi matin : tout est revenu au calme et tout le monde s’entraine pour le défi.


Vous le voyez, c’est de l’art, on touche à la tragédie grecque ! Plus sérieusement, autant en rire, même si c’est forcément un peu jaune quand on se sent supporter. Il y’a plus grave bien sur, pensons aux nord-coréens qui viennent juste de signer pour un joli séjour au Kim-Jong Il park après leur performance face au Portugal. Néanmoins, devant la médiatisation que possède cet évènement au niveau mondial, et même si ce n’est que du foot, on ne peut pas s’empêcher d’avoir un peu honte pour la France. On risque de se trimballer cette casserole pendant un moment, tant le rayonnement d’une Coupe du monde est à même faire passer des éléments de la sphère purement sportive, à celle de la culture populaire partagée par un plus grand nombre. La main de Dieu en 1986 en est un parfait exemple. Même les gens qui ne s’intéressent pas au sport doivent au moins connaitre ce que à quoi cela fait référence. Et dire que je pars en vacances en Italie cet été, ça va chambrer sévère !


Cependant je pense qu’il ne faut pas être dupe, si les joueurs français ont (un peu) de mal à se comporter de manière rationnelle, il n y’a pas de raisons pour que leurs homologues étrangers soient différents. D’autant plus qu’ils se côtoient en club pour pas mal d’entre eux, donc ils doivent partager pas mal d’habitude en commun. Mais la différence est que les autres sélections ont la bonne idée de faire en sorte pour ça ne se sache pas, ou alors après la compétition, quand les néo-retraités pourront par exemple cracher leur bile dans un livre à grand tirage. Et avec un peu de recul, l’Histoire du foot (oui, avec une majuscule. C’est du sérieux) nous a offert des situations peut être plus malsaines, avec par exemple des tensions raciales en sélection hollandaise à une certaine époque (entre joueurs d’origine surinamienne et hollandais « de souche »). Néanmoins tout cela se déroulait de manière plus discrète et étouffée, que ce que nous propose l’Equipe de France. Le panache français fait que la sélection n’attend pas l’après compétition pour régler ses comptes. Non, ils s’offrent en spectacle en plein mondial, en HD et 3D, aux yeux du monde entier.

Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon… En attendant, on pourra toujours décrocher un titre, celui de champion du monde de la connerie.